24 septembre 1952 disparition du sous marin Sibylle

Répondre
ALAIN
Messages : 1858
Enregistré le : 06 Fév 2012, 13:35
Localisation : MENTON

24 septembre 1952 disparition du sous marin Sibylle

Message par ALAIN » 24 Sep 2020, 16:36

Le 24 septembre 1952 disparaissait le sous marin la Sibylle ex HMS Sportsman.
SIBYLLE 1952 9 17.jpg
La Sibylle quelque jours avant sa disparition

Une petite pensée pour ces sous mariniers

Alain
Vous n’avez pas les permissions nécessaires pour voir les fichiers joints à ce message.

antietam
Messages : 113
Enregistré le : 23 Juil 2017, 13:58

Re: 24 septembre 1952 disparition du sous marin Sibylle

Message par antietam » 26 Sep 2020, 11:10

Bonjour,
Quelques photos de la "Sybille" lors de son transfert et lors de son départ d'Angleterre.
- La "Sybille" lors de son transfert à Porstmouth (Photo PA Reuter datée du 25 septembre à l'occasion de la disparition du navire)
- La "Sybille" lors de son départ d'Angleterre en juillet 1952 (Carte postale de Wright et Logan)
- La "Sybille" lors de son transfert à Portsmouth. (Photo découpée dans le quotidien "France Dimanche en septembre 1952)
En fait, cette photo ne représente pas la "Sybille" qui, comme la "Sirène" avait conservé son kiosque d'origine, mais le "Saphir" ou la "Sultane" qui avaient reçu un kiosque caréné.
A noter les hypothèses mentionnées sur la photo à propos des causes possibles de la perte.
Une pensée pour l'équipage et pour les familles des disparus.
Antietam
Vous n’avez pas les permissions nécessaires pour voir les fichiers joints à ce message.

ALAIN
Messages : 1858
Enregistré le : 06 Fév 2012, 13:35
Localisation : MENTON

Re: 24 septembre 1952 disparition du sous marin Sibylle

Message par ALAIN » 26 Sep 2020, 11:55

Merci pour ces photos.

Cordialement

Alain

ALAIN
Messages : 1858
Enregistré le : 06 Fév 2012, 13:35
Localisation : MENTON

Re: 24 septembre 1952 disparition du sous marin Sibylle

Message par ALAIN » 26 Sep 2020, 11:58

Les causes de la perte de la Sibylle n'ont jamais été élucidées, voici ce que j'ai trouvé à ce sujet:

Le 24 Septembre 1952 exécute avec le "TOUAREG" un exercice d'attaque par escorteur d'un Sous-Marin naviguant à une immersion minimale de trente mètres avec changement de route de 30° toutes les dix minutes.
Ayant plongé à 07h43, la "SIBYLLE" était attaquée une première fois à 07h52.
Au cours d'une deuxième attaque le contact a été perdu à l'ASDIC à 08h02 à 270 mètres de distance, un peu avant que l'Escorteur n'arrivât à la verticale du Sous-Marin; le contact n'a plus été retrouvé.
La bouée de sécurité du Sous-Marin a été vue à 08h15.
L'accident a donc eu lieu entre 08h02 et 08h15. Aucune manifestation extérieure n'a été perçue (explosion, bruit de chasse).

Hypothèses éliminées
Les circonstances mêmes de l'accident permettaient donc d'éliminer de prime abord les trois hypothèses suivantes :

a)- accident à la prise de plongée : le Sous-Marin ayant été suivi par le "TOUAREG" pendant vingt minutes après sa prise de plongée.

b)- explosion externe : elle n'eut pu échapper à l'écoute du "TOUAREG" et du Sous-Marin "LAUBIE" en plongée dans un secteur voisin.

c)- collision : elle n'eut évidemment pas échappé non plus au "TOUAREG".

Hypothèse à envisager
L'accident s'est produit à un moment voisin de celui où le "TOUAREG" passait au-dessus du Sous-Marin ainsi limité dans ses possibilités de réaction immédiate.
La réaction immédiate et la plus efficace d'un Commandant de Sous-Marin en difficulté est de provoquer le retour brutal en surface par une chasse d'air à haute pression dans les ballasts. S'il ne peut songer immédiatement à cette manoeuvre à cause du risque de collision avec le bâtiment de surface qu'il a au-dessus de lui, il doit essayer de rétablir la situation en se maintenant momentanément en plongée. Les moyens dont il dispose alors sont beaucoup moins puissants.
La Commission retient donc particulièrement l'hypothèse qu'un changement d'assiette et d'immersion s'est produit à un moment où le "TOUAREG" était à proximité immédiate de la "SIBYLLE", et que bridé dans ses réactions le Sous-Marin a été amené à une immersion dangereuse.
La perturbation dans la tenue de plongée qui, initialement, a pu ne pas être très importante, peut être provoquée par des causes multiples qui font particulièrement l'objet des études en cours.
(Extrait d'un compte rendu de la Marine Nationale)

Alain

antietam
Messages : 113
Enregistré le : 23 Juil 2017, 13:58

Re: 24 septembre 1952 disparition du sous marin Sibylle

Message par antietam » 26 Sep 2020, 13:00

La difficulté lors des enquêtes sur des naufrages d'avions ou de navires engloutis à plusieurs centaines de mètres de profondeur est de pouvoir s'appuyer sur la récupération du maximum de pièces du bâtiment ou de l'avion pour trouver LA pièce défaillante ou la cause qui peuvent expliquer la perte.
Hélas, le compte rendu de la Marine Nationale apporte peu d'éclairage sur les raisons de la catastrophe. Il écarte des causes et évoque une seule hypothèse : le sous-marin était en difficulté. Je cite : "La réaction immédiate et la plus efficace d'un Commandant de Sous-Marin en difficulté est de provoquer le retour brutal en surface par une chasse d'air à haute pression dans les ballasts". Or, la "Sybille" étant juste en dessous du "Touareg" elle aurait été perturbée dans sa tenue de plongée pour éviter une collision.
Si cette hypothèse est exacte, la question est de savoir pourquoi ce sous-marin était en difficulté AVANT de vouloir faire immersion.
Les causes de ce genre de drame sont bien souvent multiples, associant problèmes techniques et erreurs humaines, et constituant ainsi une progression géométrique et non arithmétique des problèmes à résoudre.
Une hypothèse qui n'est pas abordée dans le rapport est celle du laps de temps extrêmement court entre le transfert et la disparition : tout au plus 9 mois (2 mois entre le départ de Portsmouth et la catastrophe). Durant cette courte période, il aura fallu qu'un équipage soit prélevé sur d'autres navires,( on peut le supposer sur d'autres sous-marins pour avoir un maximum de marins accoutumés à la plongée), puis entraîné sur un matériel inconnu. Or, un incident sur un sous-marin est infiniment plus grave que sur un navire de surface compte tenu du milieu dans lequel il évolue. Les temps de réaction sont très limités et la nécessité d'avoir un équipage bien entraîné s'impose encore plus que sur un navire de surface.
Il n'y a peut-être aucune relation entre les causes de la perte de la "Sybille", celles du "2326" ou du "Dakar" israélien mais dans tous les cas, les catastrophes sont intervenues très rapidement après la prise en main d'un matériel étranger et donc peu familier.
Question : a t'on retrouvé l'épave de la "Sybille" ? Existe t'il d'autres rapports de la Marine Nationale postérieurs à celui mentionné par Alain ?
Antietam

Répondre