Turbo soufflante

kleinst
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Turbo soufflante

Messagepar kleinst » 07 Juin 2014, 18:32

Bonjour,

Une petite question technique qui ne devrait pas poser de problème aux spécialistes des sous-marins:

Qu'est-ce qu'une turbo soufflante sur un sous-marin de la Seconde Guerre Mondiale?

Merci d'avance pour votre réponse! :D

DELAMBILY
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Re: Turbo soufflante

Messagepar DELAMBILY » 08 Juin 2014, 11:58

Salut à Tous,
Bonjour Kleinst,

Auxiliaire permettant à partir du principe de la turbine (rotor/stator) de disposer à bord d'un circuit d'air basse pression, utilisé en chasse BP (des ballasts), en complément du circuit HP (par compresseur), ou pour la ventilation forcée des locaux.
Souvenirs lointains, c'est pourquoi je laisse le soin de développer, aux anciens des s/m et aux spécialistes.

Cordialement,
André DELAMBILY, ancien du Gustave Zédé (1963-1966)

kleinst
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Re: Turbo soufflante

Messagepar kleinst » 15 Juil 2014, 17:53

Merci Delambily! :wink:

D'autres membres pourraient-ils me donner plus de précisions?

DELAMBILY
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Re: Turbo soufflante

Messagepar DELAMBILY » 30 Juil 2014, 02:01

Salut à Tous,

Voici pour plus d'infos, copie partielle du cours "appareillage électrique et auxiliaires" du LV BOUAN, donné à l'école de navigation sous-marine, pages 128 et 129 :

" TURBO-SOUFFLANTE :
C'est un auxiliaire très puissant que l'on rencontrera sur les sous-marins actuellement en construction (1923) et que l'on rencontre sur tous les sous-marins allemands.
La machine soufflante est un turbo-compresseur mû par un moteur électrique.
La soufflante demande une grande vitesse de rotation, 5150 tours pour celles des "Requin", aussi le moteur électrique entraînant une pareille machine doit avoir une commutation particulièrement soignée : pôles auxiliaires de commutation, balais en charbon spéciaux.
En raison du voltage variable dont on dispose à bord, la mise en marche et l'accélération de la machine doivent se faire avec précaution suivant l'état de charge de la batterie, sinon une manœuvre imprudente du rhéostat de champ ferait tourner la machine à une vitesse de 7000 à 8000 tours, et il pourrait y avoir éclatement sous l'action des forces centrifuges.
On trouve sur les sous-marins allemands des dispositifs quelquefois automatiques pour prévenir pareilles avaries (bobine démagnétisante à voltage constant, voir sur ce sujet le fascicule relatif aux dynamos et moteurs).
La mise en marche du moteur se fait à l'aide d'un rhéostat dans l'huile, commandé par un contrôleur. Ces appareils comportent quelques fois des limiteurs de courant."


Les T-S de la Minerve et des Aurore sont de conception "Rateau" (1), aujourd'hui Société fondue dans Alsthom.
Ces appareils devraient être visibles sur les différents plans des aménagements de ces unités, à voir au SHD-M de Châtellerault, entres autres.

Note 1 : du nom d'Auguste RATEAU, ancien des écoles Polytechnique et des Mines.

Cordialement,
André DELAMBILY, ancien du Gustave Zédé (1963-1966)


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